Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche

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« Ça butine, ça papillonne et ça stridule : les insectes du jardin ». Retour en images sur l'animation du 24 avril 2016 à Saint-Pierreville.

Publié le 02 mai 2016

Retour en images sur la 1ère journée de la saison « Mon jardin, je l'aime au naturel » sur le thème « Ça butine, ça papillonne, ça stridule : accueillir les insectes utiles au jardin ». Dimanche 24 avril 2016 à Saint-Pierreville.


Marché de producteurs et bourse d’échange de plantes sont installés sur la place centrale de Saint-Pierreville au cœur des Boutières. Le lieu et le moment sont idéals pour l’accueil de ce premier rendez-vous de la cinquième saison « Accueillons la nature au jardin ! ». Certes le vent et le froid se sont invités mais le soleil semble vouloir s’imposer, timidement.

Décentralisée après deux saisons organisées à la Maison du Parc de Jaujac, cette animation attire de nouveaux participants : dix-sept enfants et quinze adultes.

  • Bienvenue à Saint-Pierreville !

Petite intervention de Nicolas Dupieux pour expliquer la philosophie de ces animations et les actions du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche, en faveur de la biodiversité, avant que la parole ne soit donnée à Bernard Fournier, président de l’association locale Boutures et Bouquins en Boutières. Il accueille tout le monde dans une salle de mairie et présente son association dont le but est de recenser les connaissances et les savoirs de la Terre et de les partager à l’aide de nombreuses animations, conférences et sorties sur le terrain. C’est donc une collaboration tout à fait indiquée qui se fait jour ce dimanche. Pierre Tissier, délégué de la commune auprès du Parc naturel, se félicite d’accueillir cette action en faveur de la biodiversité à destination du grand public. Enfin Maximilien Quivrin prend en main la destinée de la journée. Il est le responsable de la Société d’Éducation et de Sensibilisation aux Insectes et à leur Environnement (SESIE) basée à Romans-sur-Isère. Entomologiste passionné, il invite chacun à s’installer autour de la grande table pour écouter et participer à l’évocation de la belle histoire des insectes.

  • C'est quoi un insecte ?

Six pattes, deux antennes, une carapace plus ou moins solide, une tête, un thorax et un abdomen : voilà la définition physique de l’insecte. « Les antennes servent aux insectes à sentir les odeurs comme notre nez, explique Maximilien. » Ce dernier livre de nombreux indices pour aider les enfants à distinguer les insectes des myriapodes, arachnides et autres crustacés. Son discours est véritablement adapté aux enfants, ludique et pédagogique tout en restant captivant aux adultes avec différents niveaux de compréhension. « Il existe quelque chose que possèdent les insectes et que les autres n’ont pas. Vous savez quoi, questionne Maximilien ? - Des ailes, des ailes, s’exclame un enfant. – Mais attention, tous n’en possèdent pas comme la puce ou parfois elles sont cachées comme chez la coccinelle par exemple. » Face aux reproductions des petites bêtes, les enfants organisent un classement par famille. Iule et mille pattes sont des myriapodes, homard, écrevisse, crevette, crabe et cloporte des crustacés, scorpion, tique et araignée des arachnides. Fourmi, mante religieuse, coccinelle, puce, libellule, sauterelle ne sont que quelques représentants de la très grande famille des insectes.

  • Chrysalides, nymphes, métamorphose...

Maximilien aborde ensuite, toujours à l’aide de ses reproductions, le cycle de la vie des insectes : « Le papillon se pose sur une feuille et pond ses œufs d’où sort une larve comme une chenille qui est donc le stade juvénile de l’insecte. Au fil de sa croissance, la larve mue et au final devient chrysalide ou nymphe, protégée ou non par un cocon comme les papillons de nuit. Dans la chrysalide, la larve se métamorphose en insecte adulte. » Les questions des enfants sont nombreuses et Maximilien se prête au jeu des réponses avec patience. Ainsi nous apprenons que les insectes rouge et noir avertissent de cette façon qu’ils ne sont pas comestibles ou du moins agréables à manger. Ceux qui sont jaune et noir disent qu’ils piquent. Bien sûr ce sont des données générales et il existe de nombreuses exceptions à l’image des insectes empruntant des parures pour se protéger ou grâce à d’autres ruses. « Les insectes sont nos alliés au jardin, précise Maximilien. En dévorant les pucerons et autres petites bêtes nuisibles aux cultures de l’homme, la coccinelle et les autres prédateurs sont un insecticide naturel gratuit qui ne pollue pas. »

  • L'indispensable pollinisation

Impossible de parler des insectes sans aborder le thème de la pollinisation, indispensable à toute vie végétale. Le principal insecte pollinisateur est l’abeille, qu’elle soit sociale ou solitaire, mais il faut tenir compte des mouches, des guêpes, des papillons. Le travail de ces insectes est d’aider les plantes à produire leurs fruits donnant après les graines, germes des futures plantes. « Si les fleurs se font belles, couleur et parfum, c’est pour attirer les insectes, sourit Maximilien, afin qu’ils récoltent le nectar et transportent le pollen d’une fleur à l’autre pour les féconder. C’est une véritable histoire d’amour entre les plantes et les insectes qui dure depuis soixante millions d’années. Et il ne faut pas négliger le travail des abeilles solitaires. On en trouve plus de mille espèces en France. Ignorant les ruches, elles aménagent leurs nids avec des morceaux de feuilles dans la terre, en galerie, dans une coquille d’escargot, des tiges creuses ou des petits trous dans le bois. » Pour illustrer de façon ludique l’importance de l’abeille, Maximilien distribue à chaque enfant une grande fleur artificielle et propose à un autre de jouer le rôle de l’abeille qui vole de fleur en fleur pour récolter le nectar et diffuser le pollen. Un agréable moment de détente pour petits et grands.

Après la digestion de toutes ces informations, l’heure est venue de partir en chemin pour observer les insectes dans la nature. À l’aide de filet à papillon, de boîte loupe, on capture des insectes un peu au hasard, on détermine qui ils sont et comment ils vivent avant de les relâcher délicatement sans les abîmer. Pour chaque capture Maximilien conte une anecdote. Une découverte vivante et passionnante pour tous.

  • Atelier Main à la pâte : fabrication de totems à inectes

Le déjeuner est pris en commun dans le jardin de la cure en devenir. Ensuite, il est temps de prendre en main scie, marteau, visseuse et autres outils pour confectionner des hôtels à insectes. Les cinq hôtels qui seront fabriqués trouveront leur place dans ce jardin. « Dans un jardin trop bien entretenu, les insectes ne trouvent pas toujours le lieu idéal pour vivre et s’abriter, souligne Maximilien. Alors pour les aider, ces hôtels seront les bienvenus. Dans ces hôtels on dépose des matériaux isolants comme le foin, la paille, les pommes de pin où les insectes peuvent se garantir du froid et trouver refuge pendant la journée ou tout l’hiver. On met aussi des tiges creuses de renouées possédant un nœud à une extrémité et des tronçons de bois percés finement où les insectes pourront aménager leurs nids. » Suivant les exemples de formes d’animaux élaborés à l’atelier de la Maison du Parc, les participants se mettent à l’ouvrage.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Autour des différentes tables, ça scie, ça perce, ça visse. Ca s’interroge aussi. Petit à petit les formes générales se dessinent, s’assemblent. Écureuil, hibou, grenouille, chauve-souris et champignon commence à accueillir en leur sein des tiges creuses, des bois percés, du foin. Le jardin de la cure résonne pour l’instant des bruits des outils et des rires des enfants, mais quand le calme sera revenu, les insectes trouveront là un petit paradis à l’ombre de l’église. En parallèle, Maximilien rassemble les enfants pour fabriquer des petits abris à ramener et installer chez eux.

Encore quelques petites finitions et l’heure du goûter sonne au clocher voisin. Les jus de pomme sont offert par Ardelaine sur leur propre production et le cake aux châtaignes arrive tout droit de la boulangerie de Saint-Pierreville… Encore un beau dimanche vécu au jardin.

Le prochain rendez-vous est fixé au dimanche 29 mai à Chirols pour l’animation « Artistes en herbe, à vos pinceaux : s’amuser et créer avec les peintures végétales ». Elle sera conduite par l’association Simples et Sauvages dans leurs jardins. Si les animations sont gratuites, il est indispensable de réserver au 04 75 36 38 60 car le nombre de places est limité. L’accueil des participants débute à 9h30 pour le début de l’animation à 10h00 jusqu’à 16h30. Pour le midi, prévoir un repas partagé ou un pique-nique. Les animations « Grand Public » sont destinées aux jardiniers en herbe, « Jeune Public » aux enfants à partir de six ans accompagnés au moins d’un adulte. Le dimanche 29 mai sera une animation « Jeune Public ».

Tout le programme de la saison ici !

Texte et clichés : Bruno Auboiron (EncreS en ScènE)

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Mission suivie par

Elu référent : Raoul L'Herminier

Chargé de mission : Nicolas Dupieux

NDPatrimoine naturel et environnement

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